René Descartes et la médecine, 1999 (Le Sorbier, diffusion : éditions La Martinière)
Annie Bitbol-Hespériès

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Ce livre illustré est destiné à un jeune public qui veut découvrir René Descartes et mieux comprendre les attaques de Molière contre les médecins du dix-septième siècle.

La médecine du dix-septième siècle se résume souvent aux noms de William Harvey, brillant médecin anglais qui a démontré la circulation du sang en 1628, et de Thomas Diafoirus, médecin né de l'imagination de Molière qui, dans Le Malade imaginaire de 1673, refuse la circulation du sang. Entre Harvey et Diafoirus prend place l'oeuvre scientifique et philosophique de René Descartes, dans laquelle la médecine occupe une grande place.
Le livre présente cet aspect peu connu de Descartes, qui rayonne pourtant sur toute son oeuvre. La réflexion cartésienne en médecine s'appuie sur la lecture des meilleurs anatomistes de l'époque, les successeurs d'André Vésale et sur la pratique d'expériences de dissection. Descartes ne se contente pas d'être un des premiers défenseurs de la circulation du sang. Il insère la démonstration de Harvey dans un contexte mécaniste et présente aussi une analyse novatrice de la vision et du rôle du nerf optique. Descartes explique également les erreurs des sens et l'illusion des amputés.
J'ai voulu restituer à Descartes son rôle de participant actif à la révolution médicale du dix-septième siècle. Descartes ne corrigeait-il pas les thèses de médecine qu'un professeur de médecine faisait soutenir à Utrecht par ses étudiants?