Les monstres de la Renaissance à l'Age classique,

Monsters from the Renaissance to the Age of Reason
Métamorphoses des images, Anamorphoses des discours.

 

De l'admiration, souvent mêlée de peur pour ces signes divins et prodiges de la nature aux bases d'une lecture plus "scientifique": l'émergence d'un discours "médical" sur les monstres

 

 

Ce livre-exposition virtuel a été présenté depuis le jeudi 29 janvier 2004 sur le site de la BIUM (Bibliothèque Interuniversitaire de Médecine) de Paris

 

En 2011, la BIUM a fusionné avec la BIUP (Bibliothèque Interuniversitaire de Pharmacie), pour devenir la

 

Bibliothèque Interuniversitaire Santé.

 

Le livre-exposition sur Les monstres de la Renaissance à l’Age classique, Métamorphoses des images, Anamorphoses des discours, figure donc maintenant sur le site de la Bibliothèque Interuniversitaire Santé, dans la partie Histoire de la santé, Expositions virtuelles :

 http://www.biusante.parisdescartes.fr/monstres/

 

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Ce livre-exposition virtuel (textes et sélection des images de Annie Bitbol-Hespériès, conception, réalisation infographique et informatique de Jacques Gana) est fondé sur l'étude d'un ensemble d'ouvrages précieux des seizième et dix-septième siècles appartenant aux collections de la BIUM.
Il part de trois constats: d'abord une profusion d'images de monstres à partir de la seconde moitié du seizième siècle, ensuite une grande variété de gravures, souvent ambiguës, enfin la diversité des auteurs qui traitent des monstres.

I) Le temps des monstres:
Alors que le mot "monstre" paraît actuellement se réduire d'une part, aux créatures imaginaires, notamment cinématographiques, et d'autre part à sa signification morale, il en allait différemment à la Renaissance et à l'Age classique. Le mot "monstre" était fréquemment utilisé et s'appliquait d'abord aux êtres humains et animaux affectés de déformations morphologiques importantes, ainsi qu'à des créatures composites aux formes étonnantes.
La période de référence du livre-exposition est vraiment le temps des monstres, pour deux raisons essentielles.

A) Une définition très large du mot "monstre":
La première est que le mot "monstre" (qui ne correspond pas à la définition actuelle), connaît sa plus grande extension avec le traité Des monstres et prodiges du chirurgien Ambroise Paré (première édition: 1573, édition augmentée:1585). Des êtres humains porteurs de malformations morphologiques majeures (une fille à deux têtes ou des jumelles soudées) et des animaux aux corps déformés (un porc monstrueux à huit pattes et quatre oreilles), voisinent avec la baleine, "le plus grand monstre qui se trouve en la mer", des animaux exotiques comme le caméléon, ainsi que des phénomènes cosmologiques comme les comètes, puisque Paré consacre un chapitre aux "monstres célestes".

D'improbables monstres associant des caractères animaux et humains, comme un poulain à tête d'homme ou le célèbre enfant demi-chien, et d'extraordinaires monstres composites comme l'illustre monstre de Ravenne, trouvent aussi leur place dans cet ouvrage.

B) Des sources variées:
La seconde raison pour laquelle cette période est vraiment le temps des monstres vient du fait que, autour des monstres ont d'abord convergé des sources variées, avant que ne s'affrontent des savoirs concurrents. A partir de la seconde moitié du seizième siècle, les monstres font l'objet d'une recension passionnée et ne relèvent pas du domaine exclusif des médecins ou chirurgiens. Des monstres sont présents dans une Chronique de prodiges (Lycosthenes), dans une Cosmographie Universelle (Münster), dans un recueil d'Histoires prodigieuses (Boaistuau), dans un travail encyclopédique sur les animaux (Histoires des animaux de Gesner ou Gessner) et dans le livre déjà cité de Paré. Celui-ci n'est pas le premier chirurgien à traiter des monstres. Il a été précédé par un chirurgien et obstétricien de Zurich, Rüff (ou Rueff) qui a publié en allemand en 1553 un traité sur la génération humaine, traduit en latin un an plus tard et réédité.

Les monstres ne sont que progressivement devenus l'objet d'étude des médecins et des chirurgiens.

C) Le statut de l'image en médecine et son ambiguïté:
Que les monstres soient montrés et qu'ils aient suscité, à la Renaissance et à l'Age classique, la publication d'ouvrages illustrés et d'affiches est conforme à l'étymologie la moins discutée du mot "monstre", dérivée du verbe monstrare qui veut dire "montrer". Pendant longtemps, avec les monstres, tout s'est passé comme si l'accumulation des images faisait effet de preuve. Il est vrai que les monstres sont "rares" et que généralement ils vivent peu.

Devant cette profusion de gravures variées, le livre-exposition conduit à s'interroger sur l'ambiguïté du statut de l'image dans les traités de médecine. Si certaines gravures de monstres, celles des jumeaux soudés par exemple, sont exactes et constituent un moyen d'accroissement des connaissances, d'autres en revanche, comme l'enfant demi-chien, l'enfant à tête d'éléphant, des monstres composites comme le monstre de Cracovie, ou cette bête du Nouveau Monde qui sert de fond d'écran, introduisent une rupture entre voir=savoir. Les images de monstres, contemporaines de la diffusion en Europe de l'iconographie vésalienne qui révolutionna l'enseignement de l'anatomie, témoignent autant du pouvoir de révélation de l'image que de son envers. Certains éprouvent d'ailleurs des réticences envers les gravures de monstres.

II) Un contexte culturel différent:
Le livre-exposition éclaire ce contexte culturel qui nous est devenu étranger depuis l'essor de l'embryologie et de la génétique.

A) Une exceptionnelle variété de monstres, réels et imaginaires:
Des gravures montrent d'authentiques cas tératologiques: des malformations du pôle céphalique (anencéphalie), ou des membres (sirénomélie, phocomélie, ectromélie). Elles montrent des jumeaux ou jumelles soudés à composants égaux: cas de métopagie (sujets soudés par le front), de sternopagie (réunis par le sternum, comme les 'frères siamois'), d'ischiopagie (fusionnés au niveau de l'ischion, partie de l'os iliaque), mais aussi cas de dérodymie (monstres à deux têtes et deux cous sur un bassin et deux jambes) et de thoracodymie (monstres à deux têtes et deux cous, dont le thorax s'est dédoublé, avec trois ou quatre bras sur un bassin unique et deux jambes). On voit également des jumeaux à composants inégaux comme les hétéradelphes, soudés à leur frère parasite, insuffisamment développé. Plusieurs monstres animaux, simples ou doubles, trouvent leur place dans le livre-exposition.

Mais les gravures montrent aussi ce que certains ont prétendu avoir "vu", alors même qu'on ne peut jamais le voir dans la nature, c'est-à-dire le produit d'unions supposées fécondes entre hommes et animaux. S'il en allait ainsi, c'est que les connaissances étaient fragiles sur les mécanismes de la génération et l'embryologie. Ces deux domaines appartenaient aux "secrets de Nature". C'est aussi que la question des monstres en médecine a longtemps été subordonnée à d'autres domaines: la théologie et l'influence des mythologies.

B) Des connaissances fragiles:
Les organes sexuels féminins sont entourés de secret et le développement du foetus se déroule à l'abri des regards. L'utérus féminin, qui abrite et nourrit le foetus, conserve sa part de mystère, surtout quand il est appelé "matrice". Il n'est du reste pas seul à être mystérieux. Ne dit-on pas que la semence mâle (le sperme), au caractère écumeux, est dépositaire de la fameuse "chaleur innée", liée à l'élément astral?

Le frontispice du traité latin de Vésale de 1543, sur la Fabrique du corps humain (De humani corporis fabrica), repris pour l'Epitome, montre Vésale lui-même procédant à la dissection d'un corps féminin dans la cour de l'université de Padoue, où un théâtre d'anatomie a été installé. Dans ce grand livre superbement illustré, André Vésale a pour ambition d'exhiber la "fabrique du corps humain" et de donner à voir ce qui est caché, notamment dans le corps des femmes. Il est le premier à montrer un utérus féminin, puis un foetus enveloppé de ses membranes. Les chirurgiens Rüff (ou Rueff) et Paré rendent hommage à Vésale qui a le premier donné à voir un utérus humain avec son unique cavité. Tous deux ont traité de la génération et montré les diverses présentations des enfants dans l'utérus maternel, avant de présenter des monstres. Ils pensent qu'il est possible qu'un animal puisse concevoir avec un être humain. Ils ont oublié les réserves d'Aristote sur les différences de durée de gestation, rendant impossible ce que nous appelons l'interfécondité des espèces. Ils ont également oublié les analyses de Lucrèce niant l'existence des centaures et des êtres à "à double nature, combinaison de deux corps". Plus encore que Paré, Rüff insiste sur l'importance du jugement de Dieu qui, faisant naître des monstres permet de "punir et admonester les êtres humains".

C) Des monstres, des fables et la conception de la nature:
Les monstres s'inscrivent aussi dans une conception de la nature influencée par les thèses aristotéliciennes, le prestige de Pline l'Ancien, l'héritage des mythologies et du bestiaire fantastique du Moyen Age. La Nature, puissance cosmique, voire magique, souvent écrite avec une majuscule, fait l'objet de projections anthropomorphiques. Paré, par exemple, la qualifie de "chambrière du grand Dieu", c'est-à-dire de servante, et les monstres sont causés par son indiscipline, par ses "jeux".

La nature est un "étrange spectacle", selon la formule de Boaistuau, et la diffusion des gravures de monstres y participe pleinement en donnant à voir des créatures surprenantes. Certaines tiennent du fantastique, comme l'oeuf trouvé à Autun, par exemple, avec une tête humaine hérissée de serpents, que montrent Paré, Liceti et Aldrovandi, ou encore comme le monstre marin "vu" en Martinique le 23 mai 1671 et décrit dans les Mémoires concernant les Arts et les Sciences présentés au Dauphin. D'autres tiennent de l'exotisme, qu'il se déploie sur terre, dans les airs ou dans la mer. Sur terre, on croise les monstres issus de la Cosmographie de Thevet que reprend, par exemple, Paré. On voit le "monstre rhinocéros", bien réel, comparé à un autre animal "unicorne", la fabuleuse licorne, dont la corne serait dotée de propriétés thérapeutiques. Dans les airs, on découvre le mystérieux "oiseau de paradis" et le légendaire phénix. Dans la mer, on découvre les baleines, monstrueuses par leur taille et bien réelles, pas toujours bien représentées malgré les observations de Rondelet, mais aussi l'improbable "moine-marin".

III) L'émergence d'un discours médical
Au dix-septième siècle, moment de l'émergence d'un discours médical, le terme "monstre" a subi des variations sémantiques, des métamorphoses, mot qui s'impose en raison des références à Ovide dans les traités sur les monstres et aussi parce que les images évoluent d'un livre à l'autre et témoignent de modifications majeures dans les formes des corps humains et animaux. Quant au discours sur les monstres et leurs causes, il a subi des changements de perspective qu'il est possible de rapprocher des anamorphoses, qui ont tant passionné à l'époque.
Dès la fin du seizième siècle et au dix-septième siècle, l'attitude envers les monstres se modifie, mettant à mal la triade d'adjectifs qui les caractérisait selon Paré: "Il y a choses divines, cachées et admirables aux monstres".

A) Séparation de la médecine et de la théologie:
Alors en effet se joue la séparation entre la théologie et la médecine qui consacre la rupture avec les "choses divines". Des médecins (Martin Weinrich, dans un traité latin sans gravures de 1595, André Du Laurens dans son Histoire anatomique publiée en latin en 1600, rééditée pendant tout le dix-septième siècle et traduite en français, J.-G. Schenck dans son Histoire des monstres mémorables, en latin, qui classe les monstruosités en fonction des parties du corps et Liceti dans son célèbre traité sur la nature et les causes des monstres et leurs différences), mettent en avant la recherche de causes "naturelles" des monstres, distinctes des choses "surnaturelles", comme le courroux divin ou l'intervention du diable, régulièrement invoqués dans la production des monstres.

Ce mouvement se trouve relayé par certains philosophes passionnés par la médecine, comme Descartes qui rejette hors de la science la question des causes finales.

B) Une définition restrictive et l'affirmation du primat de l'observation:
Exception faite du livre d'Aldrovandi édité après sa mort par son disciple Ambrosini, les monstres sont désormais restreints aux êtres vivants porteurs de malformations majeures, grâce à la présentation de J.-G. Schenck, puis à l'analyse sémantique de Liceti.
A ce moment aussi, la place faite à l'observation anatomique se confirme. Les observations de plus en plus précises conduisent progressivement à exclure que l'on puisse disserter sur des monstres que l'on n'a pas vus. Elles mettent à mal des mythes associés à des monstres issus de l'antiquité, comme le satyre, ou à de prétendues propriétés physiologiques dont seraient dotés certains animaux, comme la légende du caméléon se nourrissant d'air. Les dissections conduites par plusieurs médecins, puis celles organisées à l'Académie des Sciences, se font de plus en plus soigneusement et des dessinateurs y sont associés. Ces observations précises consomment l'abandon des "choses cachées" qui deviennent accessibles à l'explication. Cette avancée est à lier avec les progrès faits dans la compréhension des mécanismes de la conception et du développement embryologique. Les traités embryologiques en latin (parus en 1604 et 1621) de Fabrice d'Acquapendente (Fabricius ab Aquapendente), maître padouan de William Harvey, donnent à voir avec précision et raffinement des foetus humains et des embryons d'animaux à différents stades de développement, ainsi que le développement, jour après jour, du poussin dans l'oeuf. Au début de la seconde moitié du dix-septième siècle, Harvey, dans son traité latin sans gravures sur la génération, associe monstruosité et arrêt dans le développement embryonnaire et affirme que les monstres soudés sont issus de la jonction de deux oeufs. Ces deux idées novatrices sont l'amorce des explications que retrouveront et développeront les tératologistes du dix-neuvième siècle. Ceux-ci montreront en effet que les monstruosités résultent de "principes" ou de "règles" affectant la vie embryonnaire.

C) Une attitude différente envers la nature et les monstres:
Au dix-septième siècle également, la mise en avant d'explications fondées sur la raison "bien conduite" doit tendre à éradiquer l'admiration, toujours associée aux formes étonnantes des monstres. Plutôt que d'admirer les "jeux" d'une Nature personnifiée, mais mystérieuse et parfois capricieuse, dont l'indiscipline est invoquée dans la production des écarts morphologiques caractérisant les monstres, il convient, selon Descartes, d'inscrire les monstres dans les "lois éternelles de la nature".

L'idéal de connaissance d'Ambroise Paré, fondé sur le privilège accordé à l'accumulation, -idéal encore poursuivi par Ambrosini dans son édition posthume des notes d'Aldrovandi sur l'Histoire des monstres-, se trouve mis à l'épreuve. Deux citations illustrent cette évolution. L'une est de Rabelais, médecin et écrivain, et rend parfaitement compte de l'attitude d'Ambroise Paré. L'autre vient de Descartes et pose les bases d'une méthode pour chercher la vérité dans les sciences (titre du Discours de la méthode).
Sous la plume de Rabelais, on lit ce conseil donné à Pantagruel : «Et quant à la connaissance des faits de nature, je veux que tu t'y adonnes curieusement: qu'il n'y ait mer, rivière, ni fontaine, dont tu ne connaisses les poissons; tous les oiseaux de l'air, tous les arbres, arbustes et fructices des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tout Orient et Midi, rien ne te soit inconnu.»
L'autre se lit comme un véritable défi lancé à la précédente. Dans le dialogue inachevé sur La recherche de
la vérité par la lumière naturelle (autrement dit par la raison), Descartes affirme en effet qu'il est «impossible de discourir» des «expériences rares et étudiées», car il «faudrait, premièrement, avoir recherché toutes les herbes et pierres qui viennent aux Indes, il faudrait avoir vu le phénix, et bref n'ignorer rien de tout ce qu'il y a de plus étrange en la nature.» Descartes rejette ainsi, outre une botanique, une minéralogie et une zoologie à vocation encyclopédique, la tradition médicale des recensions de «tout ce qu'il y a de plus étrange en la nature», et par conséquent, des monstres.
Le dix-septième siècle ouvre la voie dans ce changement décisif d'attitude envers la nature et envers les monstres, que le dix-huitième siècle s'efforce de prolonger.

Aux médecins de l'Age classique retenus dans ce livre-exposition, dont les traités comportent de nombreuses gravures faites pour "étonner" (au sens très fort du dix-septième siècle), s'ajoute la prise en compte d'ouvrages sans planches comme celui de Caspar Bauhin, voulant soustraire les hermaphrodites à leur antique malédiction, ou l'analyse, par le médecin Jacques Duval, du procès de l'hermaphrodite Marie/Marin le Marcis, qui tient compte des observations anatomiques de Realdo Colombo.
Le dix-septième siècle ouvre la voie dans ce changement décisif d'attitude envers la nature et envers les monstres, que le dix-huitième siècle s'efforce de prolonger.

Conclusion:
Outre l'intérêt historique des images présentées, le livre-exposition éclaire sur l'histoire de la médecine et des mentalités, ainsi que sur l'anthropologie.
Il invite à nuancer d'une part, la division tripartite de l'histoire des monstres proposée par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire en 1832 dans son Histoire générale et particulière des anomalies de l'organisation chez l'homme et les animaux (...) ou Traité de tératologie,
et d'autre part, l'appréciation de Michel Foucault dans sa Leçon au Collège de France du 22 janvier 1975 sur les monstres, publiée dans le recueil Les Anormaux.


Cette première anthologie visuelle sur les monstres comporte plus de 500 gravures, notamment extraites des ouvrages de Lycosthenes, Münster, Gesner, Boaistuau, des chirurgiens Rüff et Paré, des médecins J.-G. Schenck, Liceti et Aldrovandi-Ambrosini. S'y ajoute une iconographie venue des traités anatomiques de Vésale (De humani corporis fabrica
et Epitome), embryologiques de Fabrice d'Acquapendente, des ouvrages des médecins Riolan (fils), Tulp, Claude Perrault, Ruysch, Blasius, Albinus et quelques planches originales signées par le peintre Gérard de Lairesse et reprises dans les traités d'anatomie de Bidloo et de Cowper. Des gravures figurant dans l'ouvrage Recherches d'anatomie transcendante pathologique (1832) et d'autres, principalement extraites de comptes rendus de l'Académie des Sciences et reprises dans l'épais traité Anatomie comparée transcendante (1859) du Docteur Serres trouvent également leur place dans le livre-exposition. Toutes les gravures sont comparées et accompagnées de commentaires qui les replacent dans leur contexte iconographique et textuel.

Un bandeau latéral montre les différents chapitres composant le livre-exposition. Cliquer sur un chapitre permet d'en découvrir les différentes parties. La mise en page claire et fluide, entièrement conçue et réalisée avec art par Jacques Gana, permet de «zoomer» sur chaque document iconographique, d'en identifier la source textuelle et de visualiser la totalité des illustrations utilisées dans cet ouvrage pour le livre-exposition. Elle donne aussi accès aux fiches bio-bibliographiques des principaux auteurs cités. Une bibliographie détaillée complète le livre-exposition présenté par la BIUM depuis le jeudi 29 janvier 2004.

L'exposition en chiffres:

v 242 écrans

v 91 pages biographiques

v 39 ouvrages présentés
pour un total de
956 pages de texte.

v 533 reproductions
pour un total de
1649 images avec les détails et
agrandissements.

v 12.000 liens pour la navigation dans l'exposition.

v 143 Mo de données.

Quelques mots-clés du livre-exposition

Histoire de la médecine, histoire de la philosophie, monstres, prodiges, monstres marins, monstres à la Renaissance, monstres à l'Age classique, hermaphrodites, jumeaux monstrueux, jumeaux soudés, tératologie, le mot "monstre" et ses étymologies, admiration, iconographie médicale à la Renaissance et à l'Age classique, ambiguïté des images de monstres, génération, génération des monstres, embryologie, foetus, anatomie à la Renaissance et à l'Age classique,

dissections, anomalies de naissance, rôle de l'imagination, analogies, correspondances, macrocosme, microcosme, nature, secrets de nature, conception anthropomorphique de la nature, la nature et ses jeux, les lois de la nature, le principe de vie, âme, coeur, finalisme, épigénèse, préformation, observation

Bibliographie détaillée sur les monstres distinguant sources primaires et sources secondaires utilisées dans le livre-exposition

Keywords

History of medicine, history of philosophy, monsters, marvels, sea monsters, monsters in the Renaissance, monsters in the Age of Reason, hermaphrodites, monstrous twins, conjoined twins, teratology, etymologies of the word "monster", admiration, medical illustrations in the Renaissance and in the Age of Reason, ambiguity of the illustrations of monsters, generation, monsters and generation, embryology, fetus, Renaissance anatomy, anatomy in the Age of Reason,

dissections, birth defects, imagination, analogies, macrocosm, microcosm, nature, secrets of nature, anthropomorphical conception of nature, nature "playing" when producing monsters, laws of nature, vital principle, soul, heart, finalism, epigenesis, preformation or encasement, observation,

Bibliography about monsters with a distinction between primary and secondary sources

Biographies, bibliographies et illustrations médicales replacées dans leur contexte et extraites des ouvrages des auteurs suivants, principalement médecins

Biographies, bibliographies and medical illustrations in context taken from the books written by the following authors, mostly physicians

Acquapendente or Aquapendente (Fabricius), Albinus or Weiss (Bernhard Siegfried), Aldrovandi (Ulysse), Bauhin (Caspar), Belon (Pierre), Bidloo (Govaert), Boaistuau (Pierre), Cardano or Cardan (Girolamo), Colombo (Realdo), Descartes or Cartesius (René), Dionis (Pierre), Du Laurens or Laurentius (André), Fludd (Robert), Gesner or Gessner (Conrad), Geoffroy Saint-Hilaire (Etienne), Geoffroy Saint-Hilaire (Isidore), Harvey (William), Lairesse (Gérard, de), Liceti (Fortunio), Lycosthenes or Wolffhart (Conrad), Münster or Muenster (Sebastsian), Paré (Ambroise), Perrault (Claude), Renou (Jean, de), Riolan (Jean, fils, the Younger), Rondelet (Guillaume), Rüf or Rueff (Jacob), Ruysch (Frederik), Schedel (Hartmann), Schenck (Johann), Schenck,(Johann Georg), Serres (Etienne, Renaud), Tulp (Nicolaus), Vésale or Vesalius or Vezalius (André),