CREA 1, rue Descartes, 75005 Paris


Colloque

« Structuralism in physics III »
Amphithéâtre Stourdzé, Carré des Sciences
1, rue Descartes, 75005 Paris, France (Entrée par le 25, rue de la Montagne Sainte-Geneviève)

7 mars 2005

Comité d'organisation local :
M. Bitbol (CREA),
P. Kerszberg (CREA),
J. Petitot (CREA)

Comité scientifique international :
M. Bitbol (CREA),
K. Brading, (University of Notre Dame)
E. Castellani (Università di Firenze)
S. French (University of Leeds)

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La série d'ateliers
Un groupe international de travail informel autour du Structuralisme en physique s'est constitué en Janvier 2001, à la suite d'un colloque à Oxford sur les symétries en physique contemporaine. Il a été décidé de procéder à une recherche coopérative, jalonnée par de petits ateliers de réflexion, sur l'histoire et la philosophie d'une interprétation des théories physiques qui en fait la représentation de réseaux relationnels (ou structures). Les ateliers réunissent l'ensemble des participants au groupe international de travail, autour de l'exposé de quelques-uns d'entre eux. De longues séances de discussion suivant les exposés permettent à la fois d'avancer dans la réflexion et de préparer les étapes suivantes de la recherche collective.

Le Pré-Programme

de STRUCTURALISM in PHYSICS III

9h00 Ouverture par Michel Bitbol

9h15 James Ladyman (Bristol) - Symmetry, Structure and Non-Supervenient Relations.

10h00 Bas van Fraassen (Princeton) - Extending Huygens' Symmetry Arguments concerning Probability.

10h45 Pause

11h00 Thomas Ryckman (Stanford) - Structuralism and the a priori (1)

11h45 Michel Bitbol (Paris) - Structuralism and the a priori (2): Kant's ungrounded relations and quantum non-supervenient relations

12h30 Déjeuner

14h30 Simon Saunders (Oxford) – The difference between quantum and classical statistics

15h15 F.A. Muller (Utrecht) - Do structural realists need a new theory of structure?

16h00 Pause

16h15 Lena Soler (Nancy)- The notion of structure in kuhnian approaches of
science

17h00 Jean Petitot (Paris) - Varieties of structuralism : mathematics, physics and linguistics.

17h45 General discussion

Dernière minute : La présentation de Katherine Brading (Notre Dame) :  Structuralism and the objects of physics a malheureusement dû être annulée pour raisons de santé. Elle a été remplacée par une intervention de Simon Saunders à la même heure.

 

Présentation du thème
La motivation du renouveau d'une conception structuraliste en physique durant ces dix dernières années a été la défense d'une variété de conception réaliste des théories physiques apte à résister aux nombreuses critiques dévastatrices du « réalisme des entités ». S'il devient impossible de penser que les théories physiques représentent fidèlement l'« essence » et les propriétés intrinsèques des choses qui existent dans le monde, alors on veut au moins espérer qu'elles représentent fidèlement le réseau des relations qui prévalent entre ces choses. Cela est d'autant plus vraisemblable que les théories physiques, loin de se résumer à un ensemble de termes et de propositions incorporables dans la langue, sont entièrement fondées sur les mathématiques. Or, selon une conception assez répandue, les mathématiques ne sont pas une science d'objets, mais une science de positions (ou noeuds) dans des réseaux complexes de relations de cohérence mutuelle ou de dérivation.
Quatre grands problèmes au moins sont posés par les lectures néo-structuralistes de la physique :
1) Y a-t-il des antécédents historiques majeurs de la lecture structurale de la physique ? Et, dans le cas où la réponse serait positive, qu'est-ce qui a conduit à l'oubli quasi-complet dans lequel ces anciens structuralismes sont tombés ?
2) Le structuralisme dont il est question est-il nécessairement d'ordre
ontologique, comme l'espèrent les défenseurs du «réalisme structural», ou d'ordre épistémologique ? Est-il lié à la thèse d'un caractère structural-relationnel de la «nature», ou peut-il en venir à admettre que les structures sont propres à l'acte de connaître ? Cette distinction même entre ontologie et épistémologie des relations est-elle pertinente?
3) Si l'on adhère à l'option d'un structuralisme ontologique, quels outils conceptuels sont disponibles pour comprendre le mode d'existence hors du commun que suppose le slogan « relations sans
relata », typique du structuralisme ?
4) Quels enrichissements mutuels peut-on attendre entre les diverses variétés disciplinaires du structuralisme (structuralisme mathématique, physique, linguistique, anthropologique, etc.) ?

Rappel: Programme des deux premiers ateliers de la série "Structuralism in Physics"

Structuralism in Physics I -Leeds (Grande-Bretagne), 2002
Organisateur :
S. French

Michel Bitbol (Paris) - Jean Louis Destouches' Transcendental Structuralism.
Steven French (Leeds) - From Groups to Gestalt: Structuralist Responses to Quantum Indistinguishability.
Tom Ryckman (Berkeley) - General Relativity, Structuralism, Transcendental Idealism: The Case of Weyl and Eddington.

Structuralism in Physics II- Florence (Italie), 2003
Organisatrice:
Elena Castellani

Elaine Landry (Calgary) - What Structure Is and That Structure Is.
James Ladyman (Bristol) - Symmetry and Modality.
Dean Rickles (Leeds) - Background Independence in Quantum Gravity.
Simon Saunders (Oxford) - Left and Right: Mathematics, Physics and Perception.

SITE WEB DU GROUPE "STRUCTURALISM IN PHYSICS"