Maintenant la finitude. Peut-on penser l’absolu ?

 

Michel Bitbol

Flammarion, 13 Février 2019, 518 pp.

 

 

 

 

 

 

Table des matières

 

Introduction

 

1-Révolution copernicienne, ou contre-révolution ptolémaïque ?

 

Une métaphysique réflexive

Le paradigme transcendantal

La narration scientifique, révolte implicite contre la réflexivité transcendantale

Le réalisme scientifique, révolte explicite contre la réflexivité transcendantale

La brisure romantique du cadre de la finitude

Sur le sens de la révolution astronomique de Copernic

Relativité et finitude dans le geste de Copernic

La finitude, entre image copernicienne et principe génératif kantien

Signes internes de finitude, et mathématiques d’un sujet fini

La blessure narcissique redoublée du matérialiste spéculatif

Les mathématiques, index d’absolu ?

Dieu, la preuve ontologique, et l’auto-dépassement du sujet

Retrouver le monde extérieur par l’auto-dépassement du sujet

La chose en soi : une non-chose proche de soi

La chose en soi comme limite et comme fonction du connaître

Remonter vers la chose qu’il y a en soi

La réaction romantique contre les sciences objectives : le cas de Goethe

Le matérialisme spéculatif, une synthèse baroque des révoltes scientifique et romantique

Le matérialisme spéculatif ou l’oubli de l’être-situé

 

2-L’argument-maître au présent de son énonciation

 

Une logique de la réception

Le dialogue et l’argument élenctique

Première parade contre l’argument élenctique matérialiste : suspendre le discours sur l’absolu

Deuxième parade contre l’argument élenctique matérialiste : l’argument méta-élenctique

Analogie avec un débat en philosophie de l’esprit : conscience et transparence cognitive

À qui revient le dernier mot, entre les arguments élenctique et méta-élenctique ?

Contradiction pensée et contradiction vécue

Une stratégie méta-élenctique contre l’argument-maître

Contradiction performative et contradiction pragmatique

Au-delà de la contradiction pragmatique : la contradiction existentielle

Comment montrer au matérialiste spéculatif sa propre contradiction existentielle ?

L’absolu de la mort au présent de l’indicatif

Le pouvoir-être-autre au présent de l’indicatif

« Je » en sa nécessité absolue

 

3-Autour de la stupéfaction d’être

 

Sous les thèses, les actes de pensée

L’impact instantané de l’argument élenctique, et la question « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? »

La raison de tout ce qui est, au point d’épuisement de la raison

Une invitation à habiter la question exhaustive

Qu’est-ce qu’être ? Les horizons de la différence

L’être et les langues (1) : entre croissance et persistance

L’être et les langues (2) : L’éclosion de la présence

L’être reconduit à l’apparaître

Parménide, l’être-maintenant et l’étant total

« Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » quand on participe de la chose

« Plutôt que rien » : la patience de se livrer à la question

Retour à la source unique de l’existence et du désir d’élucider

L’être, l’expérience de rien et les bords du temps

Le présent, sanctuaire de certitude

Le réel en-deçà du réalisme : un signe de finitude

L’être et le rien dans le questionnement

 

4-Sur la nature des lois

 

Que serait-on dans le chaos ?

Poussée d’être, poussée ordonnatrice

Faut-il qu’un ordre légal existe indépendamment de nous ?

La neutralité de l’agir et le geste de légaliser

Une épistémologie néo-pragmatiste

La nécessité des lois et la pluralité des mondes

Une nécessité à visage humain

Peut-on montrer qu’une forme de loi est nécessaire ?

Désordre possible, ordre présumé

Suspendre le jugement sur un monde hors science

La physique quantique a-t-elle vraiment signifié l’échec de l’épistémologie kantienne ?

A priori relatif et formes affaiblies de nécessité

Comment extraire une nature de l’histoire

La théorie quantique comme effort de naturalisation à partir d’un fond historique

L’empreinte formelle du projet de surmonter la contingence de l’histoire

Pourquoi les lois quantiques sont nécessairement ainsi et pas autrement

Une solution corrélationniste de l’énigme de l’induction

 

5-Une genèse continuée du transcendantal : sur la contingence de la corrélation

 

La genèse occultée, mais pas niée, des formes de la pensée

Épigenèse ou préformation des formes de la pensée ?

L’action comme matrice des formes de la pensée

Une dynamique de l’être-agissant

Avant le clivage intérieur-extérieur

Philosophies de la mort ou philosophies de la vie ?

L’auto-consistance épistémologique en son cœur

Épistémologie normative, épistémologie naturalisée, théorie de la décision : une confrontation vivante

L’auto-consistance réaliste : représentation, cognition, et décision rationnelle

L’auto-consistance corrélationniste I : relation et énaction

Intermède : deux approches philosophiques de l’endo-ontologie

L’auto-consistance corrélationniste II : théorie de la décision contextuelle

Le corrélationnisme comme principe d’intelligibilité de la physique contemporaine

 

6-Le Big Bang vu de maintenant : critique de l’ancestralité

 

« Ils voient sans voir » : Einstein face au renouveau épistémologique de Bohr

À quoi les énoncés ancestraux sont-ils relatifs ?

L’ancestralité en ce présent vivant

Un sens aigu de l’engagement épistémique

Une caricature de relativisation du passé : Bruno Latour et Ramsès II

Passé suspendu, présent vibrant : avoir recours au rêve lucide

Les énoncés ancestraux dans la tourmente des révolutions scientifiques

Sur l’énoncé ancestral ultime : la fragilité de l’âge de l’univers

La constante de Hubble comme garde-temps

Extrapoler les lois présentes vers des lois passées

Le passé pourrait-il être balayé par l’hyper-chaos ?

Extrapoler les horloges présentes vers des horloges passées : l’infini ou l’indéfini de l’ancestral

Relativiser la forme des énoncés ancestraux sans relativisme

 

7-Les « faits » au présent de leur réactivation : un enseignement négligé de la théorie quantique

 

La mécanique quantique comme théorie de la prévision corrélationnelle

Clarification de la dualité onde-corpuscule sur le mode corrélationnel

Les mesures quantiques « sans interaction » et leur corrélation à un acte expérimental présent

La proximité accrue du présent : expériences à choix retardé et gommes quantiques

La relativité des observables quantiques à la forme présente de l’appareillage

L’environnement quotidien est-il le dernier refuge de l’ancestralité ?

Persistance de la relativité quantique dans un quotidien approximativement absolutisé

Suspendre l’énonciation de « faits » passés lève-t-il l’énigme de la non-localité ?

Non-localité ou rejet radical du réalisme ?

Plus réel que le quotidien : sa présence

De l’affaiblissement du monde-de-la-vie au sol transcendantal

Une phénoménologie du « fait avéré »

Le caractère conjectural des « faits » passés, et la dissolution de la non-localité

Une explication non-ancestrale des corrélations quantiques

Doit-on alors admettre que seul le présent existe ?

 

8-D’un absolu sans objet

 

Absolu impensé, absolu éprouvé

Cela même est l’absolu

L’irraison comme signe oblique de l’inséparation

L’absolu à la première personne du singulier

La mort de la personne au singulier absolu

Juste une saveur de Tout : le monolithe et le sacré

 

Conclusion

 

***

 

RECENSIONS

 

 

Marianus Blog, Le Monde.fr

 

 ***

Le monde des livres, brèves, 28 février 2019

 

 

*** 

 

EMISSION DE FRANCE CULTURE le 16 MARS 2019 :

LA CONVERSATION SCIENTIFIQUE, AVEC ÉTIENNE KLEIN

« PEUT-ON PENSER L’ABSOLU ? »

 

 ***

LE MAGAZINE LITTÉRAIRE, MAI 2019,

Critique de Maxime Rovère

 





***

Actu Philosophia, 15 juin 2019

Critique de Florian Forestier





***



REVUE DE MÉTAPHYSIQUE ET DE MORALE, JUIN 2019, p. 135-159

Recension d'Isabelle Thomas-Fogiel

Un monde pour nous, ou un monde pour personne ? Corrélationnisme et réalisme



***

REVUE PHILOSOPHIQUE DE LA FRANCE ET DE L'ÉTRANGER

Recension de Jean-Hugues Barthélémy